Minerais, tubérculos e co-participação: quais desafios metodológicos?
Autores : Fabrice Bardet , Guilherme Moura FagundesComunicações
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Agora eu posso dizer: eu sou mais especialista nos bairros populares do que qualquer um!
La recherche participative, qui tend à s'imposer comme nouvelle manière de produire des connaissances dans un certain nombre de pays, constitue un label un peu fourre-tout pour désigner une grande diversité de pratiques. Pour autant, on observe ces dernières années des tentatives de « mise aux normes » de ces pratiques. Un horizon décrit comme idéal est aujourd’hui la participation de toutes et tous à l’ensemble des phases de l'enquête, de la définition de la question à l’analyse, en passant par le travail de terrain. Et des guides de bonnes pratiques méthodologiques sont à l’étude pour académiser la perspective… Dans le cas d'une recherche appelée PoliCité conduite de 2016 à 2021 et portant sur les contacts répétés avec la police dans les quartiers populaires multi-ethniques en France et au Québec, les jeunes avec qui j'ai réalisé l'enquête ont d’abord rejeté l’idée de n’être « que » des enquêteurs. Puis, après la réalisation d'une cinquantaine d'entretiens avec des « publics-cibles de la police », ils n’ont pas exprimé le souhait de participer directement à l’analyse et à l'écriture de la recherche, vues comme « un travail de chercheur ». De telles limites sont fréquentes dans les recherches participatives qui apparaissent ainsi éloignées de l’espoir de croisement ou de rapprochement entre savoirs experts et profanes. Dans ce cas, les deux types de savoirs ont suivi une voie parallèle : d’un côté la production de savoirs scientifiques déployée sur une temporalité longue et un format souvent hermétique aux métissages ; de l’autre le développement de savoirs pour l’action, ouvrant sur des processus d’engagement militant ou le renforcement du sentiment d'être des experts de l’environnement institutionnel ou politique. Ce qui montre que les enjeux scientifiques de production de connaissances ne constituent pas le seul enjeu des recherches dites participatives, la participation à l’enquête pouvant aussi viser à accroître leur possibilité d'agir des chercheurs-pairs. Pourquoi serait-il problématique de laisser les co-chercheurs définir par eux-mêmes les modalités de leur participation et ce qu'ils en attendent ? Quelle légitimité à l’inverse aurait l’Université à définir « la » bonne participation ? L’enjeu est bien de ne pas reproduire les rapports de domination qu'on cherche précisément à atténuer.
Autor(es): Anaïk Purenne
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As provas da prova. Alguns retornos de um trabalho de campo em andamento no Camarões rentista
es territoires à économie rentière du Sud, comme le Cameroun, offrent-ils tous les gages des pratiques exemplaires (transparence, redevabilité, politiques inclusives, etc.) promues par leurs « partenaires au développement » (BM, FMI, PNUD, CEA, OCDE, etc.) ? Y conduire une enquête sociologique prend très vite en tout cas, aux yeux des enquêtés, l’allure d’une enquête policière. Le chercheur est d’emblée supposé à l’affût de preuves qui pourront incriminer les auteurs de la plus courante des infractions : la corruption. Il s’en suit pour l’enquêteur une somme d’épreuves allant d’exigences particulières (autorisations de recherche validées par la haute hiérarchie), à l’adoption d’un code de conduites appropriées (prudence, discrétion) en passant par des situations limites ou de rupture avec le terrain (réticences, suspicions, méfiances, interpellations, rappels à l’ordre, stigmatisations et autres stratégies d’intimidation ou d’évitement). Dans cet environnement tout entier constitué d’épreuves, comment administrer la preuve ? Des villages miniers aux ministères et autres bureaucraties techniques internationales (en particulier l’ITIE, Initiative pour la transparence des industries extractives), cette communication revient sur les difficultés rencontrées lors d’un premier terrain de thèse au Cameroun (après un terrain de master déjà réalisé dans des conditions similaires). Tenant compte des « exigences d’une ethnographie chez soi », elle met en exergue l’environnement sociopolitique qui concourt à y rendre plus laborieux la pratique de terrain et les ruses par lesquelles il convient de tenter d’aménager la charge émotionnelle et matérielle des mondes miniers, au risque parfois d’influencer ou d’en subir la dynamique.
Autor(es): Daniel Enama
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Plantas do "tempo da precisão"
Alguns povos do médio Vale do Jequitinhonha (MG) se valeram de alianças com plantas tuberosas para lidar com o tempo de "precisão", época marcada pela exploração do trabalho e pela seca severa. No "tempo de precisão" o mamãozinho de veado (Jacaratia corumbensis) com suas raízes imensas forneciam alimento e água para os animais de criação e para as pessoas, já a mucunã (Mucuna ssp.) com suas longas raízes venenosas eram fonte importante de amido na ausência de mandioca. Atualmente essas duas espécies têm sido aliadas nos processos de retomada de territórios e memórias em meio a um avanço avassalador da mineração de lítio, que repõe relações de exploração do período colonial. Esse entrelaçamento entre pessoas e batatas será abordado majoritariamente desde uma perspectiva etnográfica, que se propõe pensar como essas plantas e suas características tuberosas podem ser compreendidas e analisadas enquanto uma tecnologia de armazenamento, um repositório tanto de alimentos como de histórias.
Autor(es): Joana Cabral
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Documentando a tecnicidade: bases metodológicas para o estudo da tecnodiversidade
À medida que as condições ambientais se transformam, as sociedades humanas ajustam suas relações com o meio em que vivem. Essas transformações implicam uma reconfiguração do papel das técnicas — envolvendo corpos, mentes, materiais, além de ferramentas, instrumentos e máquinas — nas formas pelas quais os seres humanos se relacionam e interagem com seus ambientes. Com base em trabalho de campo de longa duração sobre a produção ritual de inhames gigantes junto ao junto ao povo Abelam de Nyamikum (Sepik, Papua Nova Guiné), a comunicação buscará desenvolver como o método clássico de estudo das "cadeias ooperatórias" (chaîne opératoire) pode fornecer dados etnográficos relevantes para documentar essas mudanças, revelando os aspectos ecológicos e as estratégias locais de adaptação.
Autor(es): Ludovic Coupaye
Enviado pela conta: test1